La Pharmacie


Vous trouverez ci-dessous des conseils pour soigner vous même votre cheval en attendant le vétérinaire ou maréchal ferrant.

 

Anémie infectieuse:

Apparition principalement au printemps et au début de l'automne. - Transmise soit par des insectes comme les mouches, les taons ou les moustiques, soit par l'absorption de breuvages pollués, soit par contagion du matériel ou d'aiguilles non stériles. - Destruction des globules rouges ce qui entraîne l'anémie. - Muqueuse pâles. - Perte d'état général. Causé par un virus très répandu. - Isolation obligatoire immédiate de 90 jours au minimum du cheval malade pour éviter la contagion. - Appeler le vétérinaire.

Arthrite/Arthrose :

Raideur plus ou moins importante s'atténuant avec l'échauffement. Vous pouvez faire des cures d'arpagophytum afin de soulager votre cheval. Des traitements par injections d'Acide Hyaluronique existe aussi pour stabiliser l'arthrose.Demandez à votre vétérinaire.

Bronchite:

Peut avoir des causes très diverses. - Toux. - Essoufflement et récupération difficile pendant l'entraînement. - Sensibilise l'organisme du cheval au virus et aux bactéries, tels que que la grippe ou la rhinopneunomie.Appeller le vétérinaire. - Ôter tous les causes d'apparition de la poussiére (foin, paille, aires d'entraînement,...) et les courants d'air. - Faire des rappels de vaccination pour la grippe et la rhinopneumonie.

Coliques:

Cheval prostré ou violent : se couche, se relève et se roule constamment. - Pouls s'accélérant rapidement et/ou étant supérieure à 50 battements par minute. - Bruits intestinaux rares ou absents. - Abdomen distendu. - Température basse. - Respiration rapide et superficielle. - Muqueuses foncées. - Suées importantes.Appeler le vétérinaire. - Surveiller constamment le cheval. - Nettoyer son boxe et le pailler afin que le cheval ne se blesse pas s'il se couche ou se roule, éventuellement en installant des bottes de paille le long des murs et protéger la tête et les membres du cheval. - Si le cheval est trop violent, le lâcher dans un manége. - Lui mettre un panier afin qu'il ne puisse pas manger mais qu'il puisse s'abreuver à volonté. - Bouchonner le cheval, surtout au niveau du dos et des reins. - Injecter un antalgique et, éventuellement, un anti-spasmodique, en attendant la venue du vétérinaire. -Distribuer aucun aliment non prévu pour les chevaux car ils peuvent traîtés avec certains antibiotiques pas suportés par le cheval. - Certaines de ces coliques sont dues aux larves de strongylus vulgaris qui migrent de l'instestin vers certaines artères. Leurs parois sont ainsi fragilisées (création d'un anévrisme) et peut se rompre lors d'un excés de pression (comme lors d'un effort violent), ce qui peut provoquer de violentes coliques thrombo-emboliques, voire même entraîner la mort si l'artére mésentérique ou l'aorte sont concernées, ce qui entraîne une importante hémorragie interne. Après le traitement d'urgence, le cheval sera vermifugé 3 fois espacé de 3 semaines, à plusieures reprises dans l'année.

Conjonctivite:

Toutes plaies, même minime, touchant les paupières ou le globe oculaire. - Traces blanches dans l'œil. - Œil restant fermé. - Écoulement purulent ou irritation toujours présente au bout d'une semaine de traitement. Appeler le vétérinaire qui déterminera l'ampleur de la plaie ou s'il s'agit d'une allergie, d'une infection bactérienne, une malformation des paupières ou un traumatisme. - Traitement des conjonctivites par le vétérinaire à base de corticoïdes et d'antibiotiques.

Coup de chaleur:

Dû à une exposition prolongée au soleil, sous une forte chaleur. - Tremblements. - Respiration rapide et saccadée. - Pupille dilatée. - Peau devenant séche après transpiration abondante mais brève. - Température aux alentours de 41°. - Muqueuses congestionnées. - Vaisseaux sanguins superficiels très dialtés.Se renseigner sur l'absorption éventuelle de trèfle blanc, pouvant déclencher cette réaction. - lui doucher à l'eau froide la tête et les membres. - Mettre le cheval sous abri mais au grand air. - Lui appliquer des compresses froides ou des sachets de glace sur la tête. - Faire boire aussi souvent que possible. - Si la température reste supérieure à 40°, prévenir rapidement le vétérinaire. - Ne donner que des barbotages légers pendant plusieurs jours.

Coup de sang:

10 à 20 minutes après le début du travail ou après un effort maximum, le cheval refuse d'avancer ou boite, tremble et sue excessivement. - La croupe et les cuisses sont particulièrement dures et contractées et la peau chaude. - Accélération du pouls et de la respiration. - Éventuellement, le cheval gratte et tourne autour de ses postérieurs. - Éventuellement, urine foncée ou aucune urine. - A souvent lieu le lendemain d'un jour de congé pendant lequel l'alimentation du cheval n'a pas été diminuée. - Plus fréquents en hiver. - Atteints souvent les chevaux oisifs ou gras.Appeler le vétérinaire. - Ne pas forcer le cheval à bouger. - Le desseller et le couvrir. - Le laisser s'abreuver s'il le désire. - Réduire fortement les rations. - Éponger la sueur et doucher les membres. - Si le cheval s'est couché, le retourner fréquemment pour éviter les complications. - Ne pas frictionner les muscles douloureux et raides - Ne pas administrer de tranquilisants. - Agir rapidement pour empêcher toute paralysie et complications pulmonaires pouvant causer la mort.

Crevasses:

Irritation (peau rouge, déséchée, gonflée et craquelée) ou plaie fine et large située le plus souvent dans le pli du paturon mais pouvant également se situer dans les plis du genou et du jarret. - Boiterie possible car la plaie peut être profonde (analogue aux gerçures humaines). - Apparition généralement à l'automne et en hiver car causées par l'humidité et le froid. - Eventuellement, apparition d'un liquide jaune et collant.Couper soigneusement les poils autour de la plaie. - Nettoyer la plaie avec de la Bétadine diluée en ôtant délicatement les croûtes qui cèdent facilement puis sécher parfaitement la plaie. - Appliquer, en large couche, une crème à base d'oxyde de zinc (Zincofax, Oxyplastine, Dermaflon,...). - Ne pas exposer le cheval, de façon prolongée, à un terrain humide et faire les soins immédiatement après. - Ne pas utiliser de cloches jusqu'à complète cicatrisation puis vérifier qu'elles sont à la bonne taille et ne sont pas responsables de l'abrasion. - Pour éviter l'apparition de crevasses, nettoyer le pli du paturon pour ôter toute trace de boue puis l'essuyer soigneusement pour bien le sécher. - Chez les chevaux sensibles à cette infection, ne pas couper l'ensemble des fanons afin qu'il puisse rempli leur rôle de gouttière mais les désépaissir, ainsi que les poils dans le pli du paturon, pour éviter la stagnation de l'humidité. - Si besoin, prévenir les risques en enduisant les plis du paturons d'une créme grasse avant les sorties dans les terrains boueux. Cependant, cette application rend plus compliquée les soins à apporter.


 

Accueil